Échos
Echos
UNE « ÉCRITURE DU RESSENTI »
« Il est usuel de désigner un poète par le vocable métonymique « voix ». S’il n’est en revanche guère employé pour les auteurs de récits, aucun autre ne semblerait pourtant plus approprié pour évoquer l’écriture de Monique Romagny-Vial, […] si poétiquement travaillée jusque dans les passages de la plus apparente spontanéité ». Cet auteur « ne cherche pas nécessairement à créer dans ses récits l’illusion de son absence, non plus inversement quelle n’impose son ego ». Elle « ne décrit pas ses personnages de l’extérieur, ne tient pas de discours sur eux » mais, par une « étonnante écriture du ressenti », « nous introduit dans leur intimité affective et intellectuelle. La narration n’est alors pas nécessairement agencée comme, par écrit, il a été longtemps usuel de le faire, mais saisit la pulsation passionnée de la pensée en action » (Béatrice GAUDY, Florilège, n°113, décembre 2003.)
UN PARLER POPULAIRE
« [Un style] imprégné de la connaissance profonde du monde des "gens de peu" […] ce n’est pas le regard de l’entomologiste curieux qui se penche sur son microscope mais l’enfant imprégné à jamais de ses origines dont il s’échappe pour prendre sa revanche » (Rósza TATÁR, Hauteurs, 2008).
« Dans la littérature, la vraie, la grande, dans le langage écrit, est-il possible de se retrouver nez à nez avec un parler populaire ? [Monique Romagny-Vial] l’ose. » (Raphaëlle PIA, La Critique Parisienne, n°57, 3ème trimestre 2007).
« Une vraie démarche littéraire », « pas de narrateur omniscient », « une vraie restitution, par le dialogue entre autres, de la pensée populaire. Et la liberté totale [des] personnages » (Philippe VANNINI, Radio Aligre, Paris, Les jeudis littéraires, jeudi 26 avril 2007).
« Francis Jourdain racontait que la manière d’écrire de [Charles-Louis Philippe] l’agaçait, jusqu’au jour où il entendit sa mère : elle parlait comme étaient écrits les livres de son fils. Monique Romagny-Vial, c’est aussi cette rencontre d’une écriture travaillée et d’une parole vraie, qui vient de loin » (Guy BRUIT, Raison présente, n°80, 1986).
UNE PLUME « ALERTE »
Un style « vigoureux », « souvent poétique », « fort et enlevé » (Raymond BOURDONCLE, Recherche et formation, 85, 2017), « un ton enlevé, plein d’humour et de truculence », « une écriture verte et vive nourrie d’argot... » (Serge CABROL, Encres-vagabondes.com, 12 11 2006), « une plume alerte, avec des mots parfois crus, farouches – des mots de maintenant » (E. Catherine GUILLON, Les nouveaux Cahiers de l’Adour, n°51, février 2005) « [Une] langue alerte, acérée, inventive, osée (ou osant), pleine de truculence ». (Jean-Michel LÉVENARD, Florilège, n°108, septembre 2002).